Au nom du peuple
Au nom du peuple

Notre démocratie sera-t-elle le théâtre de l’élimination d’une association, qui remplit une mission d’intérêt général, au profit d’un parti politique, qui candidate pour les élections présidentielles et législatives ?

Nous ne sommes pas le Front National

La récupération de notre nom par le FN est une dépossession, à d’autres fins, de ce qui fait l’âme de notre mouvement.

Association apolitique, nous nous retrouvons politisés de force.

 

Dimanche 18 septembre 2016, Marine Le Pen dévoile le nouveau slogan du Front National : « Au nom du peuple ». Faisant écho à ses propos, « AU NOM DU PEUPLE » apparaît en toutes lettres et en gros caractères à l’avant et à l’arrière plan de la Présidente du FN.

 

Stupeur et consternation de notre côté ! « Au nom du peuple » est le nom de notre association, qui a été fondée en octobre 2013, et dont l’objet est de défendre l’Etat de droit et l’égalité en droits.

 

Le mal est fait. Les images montrant Marine Le Pen associée à « Au nom du peuple » ont déjà inondé la toile, les écrans, les journaux.

Dès le lundi 19 septembre, nous recevons des appels de personnes, adhérentes ou non, nous demandant si nous sommes affiliés au FN. Ce que nous ne sommes pas.

 

Nous adressons, le mardi 20 septembre, une mise en demeure à Marine Le Pen :

« Vous comprendrez que notre association ne peut en aucun cas être assimilée à votre parti politique et à votre campagne dans le cadre des futures élections. La reprise du nom de notre association, voire des justifications de notre association pour expliquer son objet, sa ligne et son nom, est propre à semer la confusion et à produire des amalgames, qui nous seraient fortement préjudiciables.

Même si nous travaillons avec les élus, afin de faire avancer notre cause, notre association est apolitique. […]

Nous vous mettons, par conséquent, en demeure de retirer sous 48h00, toutes mentions au nom de notre association dans vos slogans, affiches, tracts, réseaux sociaux, etc. A défaut, nous saisirons les tribunaux compétents. » 

 

La presse relaye largement notre contestation (voir plus bas).

 

Faisant preuve d’un manque de courtoisie, pour ne pas dire d’humanité, le Front National, loin de se montrer embarrassé, nous répond par médias interposés être propriétaire de la marque « Au nom du peuple ». Argument surprenant et qui reste à établir car, outre la protection d’un nom au titre du droit d’auteur, la loi interdit de déposer une marque sur une raison sociale existante, en l’occurrence, ici, celle de notre association « Au nom du peuple ».

 

Le choix du nom de notre association a été réfléchi et n’a pas été décidé au hasard. Nous agissons pour que l’égalité en droits soit garantie dans les tribunaux et que la loi ne varie pas en fonction du juge. Notre « au nom du peuple » ne signifie aucunement que nous voulons, et encore moins que nous prétendons, nous exprimer « au nom du peuple », mais il rappelle que la justice est rendue au nom du peuple et que, par conséquent, elle est l’affaire de tous.

 

Marine Le Pen nous prend de force notre nom.

Marine Le Pen nous politise de force.

Marine Le Pen nous conduit de force à disparaître ou à changer de nom.

Parce que nous refusons d’être assimilés de force au Front National, nous appelons nos concitoyens mais aussi les associations et organisations à nous soutenir.

 

Notre démocratie ne peut pas devenir le théâtre de l’élimination d’une association, qui remplit une mission d’intérêt général, au profit de Marine Le Pen et de son parti.

Nous voulons exister et accomplir notre mission en toute liberté sous notre nom. Nous refusons d’abandonner notre nom au Front National, car nous ne sommes pas le Front National.

Lire notre lettre ouverte à Marine Le Pen

Notre pétition à signer et à partager :

Nous ne sommes pas le Front National

Dans ce combat où les forces sont inégales, nous avons besoin d'appuis et d'alliés.

Vous pouvez nous contacter à l'adresse contact@aunomdupeuple.com

Les actions en cours

10 mesures à mettre en oeuvre pour améliorer le fonctionnement de la justice

Une chanson pour rappeler les grands principes qui fondent une justice éclairée.

Notre proposition soutenue par 219 parlementaires et retenue par le ministère de la Justice.

De l'incidence de la justice sur la démocratie

Justice et démocratie sont indissociables. Il est impératif pour toute démocratie d'avoir un système judiciaire qui remplit parfaitement son office et qui ne substitue pas le juge au législateur. D'une part, parce que le législateur est élu, contrairement au juge. D'autre part, pour respecter la stricte séparation entre le pouvoir législatif et l'autorité judiciaire. La seule égalité que puisse garantir une démocratie est l'égalité en droits. Elle doit donc être protégée ardemment, y compris de l'arbitraire des juges. En effet, si la loi varie en fonction du juge, alors l'égalité en droits est définitivement perdue.


Quand la justice dysfonctionne non seulement la démocratie est mise à mal mais la société devient plus violente. L'association Au nom du peuple qui a lancé une grande consultation nationale sur la justice, auprès des usagers de la justice, apporte son expertise de la situation française. En France, la variabilité des décisions de justice, qui ne cesse de croître, est un indicateur probant de la trop grande latitude laissée aux juges dans l’interprétation de la loi. Le concept d’appréciation « souveraine » des juges du fond se heurte de plein fouet à l’impartialité du tribunal prévue par les traités internationaux. Une appréciation impartiale doit être objective, et non souveraine. Le principe rappelé par l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui prévoit que « la loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse » n’est plus garanti dans ces conditions. Résultat : l’inégalité de traitement des contentieux et des personnes est de plus en plus importante. Si l’inégalité sévit dans les tribunaux, elle sévit dans la société tout entière. Comment, tout en garantissant l'indépendance de la justice, assurer le contrôle de l'institution judiciaire, afin d'en éviter et d'en corriger les dérives ? Par définition, nul dans une démocratie ne peut avoir tous les pouvoirs. Quelles sont les limites au pouvoir des juges ? Qui pour contrôler le respect des limites posées ?

10 février au 31 décembre 2016

L'association Au nom du peuple lance une grande consultation nationale sur la justice française.

 

Le PREMIER AUDIT DES USAGERS DE LA JUSTICE organisé en France.

Qui de mieux pour parler de la justice que ceux qui sont allés en justice ?

Votre voix compte. Exprimez-vous. Ce sera la meilleure façon de montrer comment le système fonctionne.

Cet audit des justiciables, absolument nécessaire et que nous avons demandé en vain aux élus, nous le réalisons.

Son but : montrer la réalité du fonctionnement judiciaire, les problèmes que les justiciables peuvent rencontrer, leur degré de satisfaction ou d'insatisfaction à l'égard de l'institution judiciaire, l'efficacité ou l'inefficacité des voies de recours, la possibilité ou l'impossibilité de faire valoir et reconnaître ses droits, les préjudices subis quand la justice ne fait pas son travail.

Les données recueillies par l'association Au nom du peuple serviront à établir un diagnostic précis du fonctionnement de l'institution judiciaire et de l'Etat de droit.

Ce diagnostic permettra de saisir les instances nationales et internationales.

Les résultats de l’étude seront consultables dès mars 2017 sur le site de l’association Au nom du peuple.

Décembre 2015 - janvier 2016

Juge, dans ton tribunal

Notre campagne de financement participatif a abouti. Un grand merci à tous les généreux donateurs.

Pour connaître la chanson : Juge, dans ton tribunal.

 

Rentrée 2015-2016

Une première victoire

 

La rentrée 2015-2016 est marquée par UNE PREMIERE VICTOIRE : le ministère de la Justice a retenu notre proposition d'affichage de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen dans toutes les salles d'audience de tous les tribunaux. Notre proposition est soutenue par 219 parlementaires et a donné lieu à 20 questions écrites posées par les élus. C'est pour nous, et au-delà pour tous les Français, une très belle avancée. C'est en faisant entrer la République dans les tribunaux que nous viendrons à bout de l'obscurantisme judiciaire et des usages d'un autre âge.

Nous organiserons des événements pour accompagner la mise en oeuvre de cette mesure, dès que nous connaîtrons la date de sa mise en application.

 

Prochainement :

- cycle de cafés citoyens sur le thème : "Pour une justice républicaine" ;

- organisation d'une réunion à l'Assemblée nationale à l'automne 2016 ;

- création d'une page "Cas d'injustice" sur le site www.aunomdupeuple.com.

 

15 au 24 juin 2015

Opération : "Pour une justice républicaine" - de Paris à Bruxelles

Important : Toutes les actions menées entre le 15 et le 24 juin 2015 sont des actions pacifiques. Elles devront impérativement se dérouler dans le calme, la dignité et la bonne humeur. 

 

15 juin : Tournée des médias

RTL, Europe 1, MEDIAPART et les autres...

Nous les informerons, vous informeront-ils ?

Bilan : une journée riche en contacts avec nos concitoyens, quelques personnalités et journalistes.

Nous avons informé mais l'omerta persiste. Que tout le monde en parle est une chose, que personne n'en parle en est une autre.

 

16 juin : REUNION A L'ASSEMBLEE NATIONALE

La réunion aura lieu le 16 juin 2015 à l’Assemblée nationale de 17h30 à 19h30 afin d'avancer concrètement avec un groupe de parlementaires sur nos demandes et propositions.

Bilan : la réunion a été positive et devrait nous permettre d'avancer concrètement. 

 

17 juin : PROCES CONTRE L'ETAT : 51 particuliers et trois associations (ANVEDJ, Droits et Libertés et Europe Equité Vérité) sont représentés par l'association AU NOM DU PEUPLE.

Pour créer l’événement, et pour donner un caractère original et très symbolique à cette opération des T-shirts avec le texte de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen sur la face et le sigle de l’association AU NOM DU PEUPLE dans le dos seront remis à chaque participant (prix 20 euros pour ceux qui le peuvent ; pour ceux qui n’en ont pas les moyens et qui sont adhérents, le T-shirt leur sera offert).

En entrant tous avec notre T-shirt sur lequel seront inscrits nos droits fondamentaux, nous ferons passer un signe fort et nous ferons réellement entrer la République au cœur du tribunal.

Nous devons faire entrer la République dans le tribunal le 17 juin 2015.

Une photo avec les participants arborant fièrement leur T-shirt républicain permettra d’immortaliser ce beau moment. La photo servira à nos futurs communiqués de presse et sera mise en ligne sur le site www.aunomdupeuple.com.

Bilan : nous étions nombreux à l'audience avec nos T-shirts républicains. Un moment symbolique et solennel. Un moment "historique" comme aiment à le dire nos chers gouvernants.

 

LA REPUBLIQUE EST ENTREE DANS LE TRIBUNAL LE 17 JUIN 2015.

La sentence de la justice sera-t-elle républicaine ?

Du 17 au 18 juin : une nuit devant RMC Info

Afin de montrer l'importance et l'urgence de briser l'omerta, nous nous installerons pour la soirée et la nuit devant RMC Info. 

Bilan : la nuit a été aussi dure que le sont les trottoirs parisiens.

L'accueil à l'aube de Jean-Jacques Bourdin a été aussi froid que l'a été la nuit qui était déjà aussi dure que le sont les trottoirs parisiens. Tout un programme !

 

18 juin : l'affaire Marianne

Puisque Frédéric Cassegrain ne veut pas nous accorder de rendez-vous, nous irons le voir.

Bilan : Marianne persiste et signe ! 

L'affaire Marianne sera prochainement rendue publique avec tous les détails. Chacun se fera son opinion. 

 

Pour les actions du 15 au 18 juin, nous aurons la chance, grâce à Jean-Michel Andreau, d’avoir avec nous l’âne Justice. Entre les T-shirts et l’âne Justice, nous ne passerons pas inaperçus et le capital sympathie est assuré. Un âne dans Paris fait toujours sensation et c’est tout un symbole.

Bilan : l'âne Justice n'a pas démérité. Il a été sous le feu des appareils et caméras, ce qui n'a pas semblé lui déplaire. Ah, quel cabot cet âne !

 

19 au 24 juin : Marche Lille-Bruxelles

La marche s'est bien déroulée et a permis, à son issue, de remettre une lettre co-signée par trois associations (AU NOM DU PEUPLE, CNETH et ANVEDJ) aux députés européens.

Pétition à signer et à diffuser : Pour une justice indépendante, impartiale et intègre

Pétition à signer et à diffuser : Nous ne sommes pas le Front National

Vos droits s’en vont ! Alors prenez la plume Et chargez-la, chargez-la d’encre. Assis, tous armés, Sans hésiter, Faites feu de votre plume. L.W.W. Citashe

Si vous souhaitez publier des extraits de nos textes, merci de citer la source (pour de courtes citations) ou de nous demander l'autorisation (pour de plus longs extraits). 

Si le juge peut tout, la loi ne vaut rien.

Corinne Morel

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